En Terre Aborigène avec François Giner
Rencontre avec un monde ancien
PEINTURES RUPESTRES DE KOTPELA CENRAL ARNHEM LAND AUSTRALIE
Présentation de François Giner et du camp Bodeidei
Eternel voyageur, François Giner, âgé de 64 ans a parcouru le monde entier. Il s’est installé dans les années 80, un peu par hasard, en plein cœur du bush australien en terre d’Arnhem situé à 350 km de Katherine. C’est dans ce territoire, grand comme l’Espagne, la France et l’Italie réunie, où vivent les Ngkalabon que François Giner a créé un camp appelé Bodeidei du nom d’une rivière.
Tombé amoureux de cette population aborigène, il se plait à dire : « ces gens ont vécu en autarcie pendant des dizaines de milliers d'années. Ils sont passés en 50 ans de la préhistoire à la télé ! Si je suis resté, c'est d'abord pour comprendre d'où nous venions».
Aujourd’hui, François Giner est le seul français à s’être installé au cœur de l’Australie dans un territoire réservé aux aborigènes. Il a monté un projet de développement économique basé sur le tourisme culturel. Il accueille de petits groupes de voyageurs pendant la saison sèche qui sont admis comme « les amis » de François Giner.
Auteur du livre : En terre aborigène
François Giner vient d’écrire un livre, intitulé : « En terre aborigène », sur ses 17 ans d’expérience avec les aborigènes Ngkalabon. Cet ouvrage est paru en mars 2007 aux éditions Albin Michel.
Ce livre retrace la vie ancestrale des aborigènes et constitue un témoignage unique redonnant à ce peuple toute sa dignité après deux siècles de colonisation.
En effet, son récit oscille sans cesse entre la beauté des paysages du bush, la richesse des traditions ancestrales, les récits de la création du monde, les rites complexes qui sont toujours respectés. Mais parallèlement, François Giner témoigne de la lente dégradation des rapports humains, la désaffection des jeunes pour les coutumes, les ravages de l’alcool et de la drogue liés aux problèmes d’identité et de racisme, la colère et le désespoir des anciens dépositaires de secrets qu’ils ne peuvent plus transmettre à quiconque.